Les conditions de vie en altitude dépendent de nombreux facteurs : le relief, les conditions climatiques mais aussi la pression atmosphérique qui diminue quand l'altitude augmente.

La température de l'air diminue plus on prend de la hauteur. Elle diminue en moyenne de 6.5°C tous les 1000m ou de 1°C tous les 150m. De plus, le vent diminue encore la température de l'air, augmentant ainsi les risques de gelures ou d'hypothermie.

Le rayonnement ultraviolet est plus intense en altitude donc il faut se protéger la peau et les yeux. Ce rayonnement est multiplié par 2 ou 2,5 à 4000m et il peut provoquer des uvéites des neiges rendant provisoirement aveugle.

Plus on monte, plus l'air est sec, ce qui augmente la sensation de soif et augmente donc les risques de déshydratation. A 2000m, l'humidité relative a diminué de 50% par rapport au niveau de la mer et 75% à 4000m.

Les vents et les différences de températures augmentent les risques d'orages violents.

Infographie interactive

L'altitude et ses effets : froid, oxygène et mal des montagnes

Faites glisser le curseur sur la règle, du niveau de la mer à 5 000 m. La température théorique, la part d'oxygène disponible et les symptômes de mal aigu des montagnes (MAM) se mettent à jour à chaque palier.

Glissez pour monter ou descendre
2 000m
Altitude modérée
Température moyenne théorique2,0 °C
−300+30 °C
Au niveau de la mer :

Oxygène disponible78 %

Symptômes du MAM
    Signaux d'urgence

    Essoufflement au repos, toux persistante, confusion, démarche instable : signes possibles d'œdème pulmonaire ou cérébral de haute altitude. Descendre immédiatement, de 500 à 1 000 m, sans attendre le lendemain.

    Gradient thermique

    La température baisse en moyenne de 0,65 °C / 100 m dans une atmosphère standard. Par temps sec et ensoleillé, la baisse peut atteindre 1 °C / 100 m ; en situation d'inversion, il fait parfois plus chaud en altitude qu'en vallée.

    Oxygène effectif

    L'air contient toujours 20,9 % d'oxygène. C'est la pression qui diminue : chaque inspiration apporte moins de molécules. Le pourcentage affiché compare la pression atmosphérique standard à celle du niveau de la mer.

    Mal aigu des montagnes

    Les seuils indiqués sont des repères, pas des limites. La sensibilité au MAM ne dépend ni de l'âge ni de la condition physique ; elle dépend surtout de la vitesse de montée. En cas de doute, consultez un médecin avant un séjour en haute altitude.

    Pression athmosphérique

    La diminution de la pression atmosphérique s'accompagne d'une baisse de la pression partielle des gaz contenus dans l'air et donc entraîne la diminution de l'oxygène dans l'air. Respirer est plus difficile et les efforts physiques sont donc plus fatigants pour l'organisme. Tous ces facteurs constituent des agressions pour l'organisme et peuvent conduire au Mal des Montagnes qu'il faut traiter rapidement en descendant ou en s'acclimatant à l'altitude en restant quelques heures sans prendre de hauteur (voir fiche MAM).

    Hypoxie

    L'hypoxie est une diminution de la quantité d'oxygène dont les cellules de l'organisme peuvent se servir. Cette diminution peut provenir de la diminution de la pression de l'oxygène dans l'air quand on prend de l'altitude. Heureusement le corps peut s'adapter à l'altitude notamment en augmentant le taux d'hémoglobine dans le sang. On peut donc préparer l'organisme à l'altitude en y séjournant régulièrement.

    Contre-indications formelles à un séjour en altitude > 2500 m

    • Maladie cardiaque non stabilisée
    • Insuffisance respiratoire chronique
    • Certaines maladies sanguines
    • Affections psychiatriques graves

    Contre-indications relatives à un séjour en altitude > 2500 m

    • Grossesse dans le premier et le troisième trimestre
    • Maladie cardiaque stabilisée Bronchite chronique
    • Enfant de moins de 18 mois
    • Toutes les maladies nécessitant une surveillance régulière (diabète)
    • Asthme déclenché par le froid ou l'effort.