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Mon premier 3000 : le Casque du Marboré

Mon premier 3000 dans les Pyrénées : le Casque du Marboré

Page créée le 01/12/2011 par dreamer

Randonnée pédestre : Mon premier 3000 : le Casque du Marboré

Randonnée pédestre

Midi-Pyrénées :: Hautes-Pyrénées

Date de la sortie : 01/10/2011

Niveau : Difficile

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Accés

Depuis Lourdes, suivre la route qui passe par Luz Saint Sauveur puis se rendre à Gavarnie. Une fois dans Gavarnie suivre la route qui monte à la station de ski puis au Col de Tentes. Garer son véhicule sur un des grands parkings au bout de la route.

Description de l'activité

Mon premier 3000 mètres, je l'ai fais le samedi 1er octobre 2011.

Le 3000 mètres en question était le Casque du Marboré, dans les Pyrénées. On l'avait choisit comme ça, car nous étions logés non loin et parce que c'était soit celui là soit le Taillon, en 3000. Mais comme la plupart des personnes (touristes) vont faire le Taillon car il est plus facile et aisément accessible, nous avons décidé d'un commun accord de faire le Casque du Marboré.

Mon compagnon me questionna pour savoir si j'avais peur de marcher accrochée à un cable lui même accroché dans la pierre avec du vide derrière, je répondis que je ne pensais pas. Ayant déjà fait pas mal de randonnées, le vide n'était jamais très loin, ça devrait le faire.

Et je n'étais pas toute seule mais accompagnée d'une personne expérimentée et pratiquant la randonnée en montagne depuis de très nombreuses années. Donc je me suis dis que ça allait le faire, et que, pffff, un 3000 tout le monde dit que c'est exceptionnel mais ça ne doit pas changer beaucoup d'un 2700, altitude maximale à laquelle j'étais montée en montagne.

Nous commençons la randonnée au Col de Tentes, longeons d'un côté puis de l'autre la vallée qui aboutit, si je ne me trompe pas à Gavarnie. Puis ça commence à monter, nous rencontrons un gentil ruisseau et sa cascade et escaladons quelques rochers accrochés à la paroi grâce à un cable.

Le Taillon depuis le col de Tentes
Le Taillon depuis le col de Tentes

Puis nous découvrons (je découvre, lui le connaissait déjà) le refuge des Sarradets et la Brèche de Roland en tout petit. Après une courte ascension parmis des rochers qui glissèrent sous nos pas, nous arrivames au pied de l'imposante et majestueuse Brèche de Roland, vraiment impressionnante. Après avoir gravit la distance qui nous séparait de la brèche, nous y voici et là ça ne rigole plus: il y a un vent très fort, glacial, et le vide à droite et à gauche. Ok, nous on part à gauche pour aller au Casque du Marboré. Les personnes présentes sont soit en train de faire une longue pause (peut être c'est le but de leur rando et ils ne vont pas plus loin), soit ils vont au Taillon et on apperçoit déjà une file indienne de plusieurs personnes qui marchent telles des fourmis les unes derrière les autres.

Le refuge des Sarradets ou de la Brèche de Roland

Ok, direction la gauche donc. A droite le vide, ça roule. On arrive à un passage où on doit se tenir durant plusieurs mètres à un cable, nickel, j'aime bien en fait. Puis nous gravissons des rochers et arrivons au pied du Casque du Marboré. On commence à monter mais à un moment, les traces deviennent confuses: il y en a qui partent vers la droite, d'autres vers la gauche et des personnes qui reviennent de la gauche nous disent qu'ils se sont trompés pour redescendre et qu'il ne faut pas qu'on aille par là. OK, on monte à droite alors. Mais on se retrouve bloqués de par la raideur du terrain, le glissement de nos chaussures sur la poussière posée sur les pierres, ces petites pierres très glissantes et qui bougent sans arrêt et aussi car nous voyons devant nous un haut mur de rochers et ne savons pas quoi faire.

Aller plus haut au risque de se tromper et de devoir faire le chemin inverse en glissant sur les fessses ou bien faire demi tour et prendre le chemin que le couple nous avait dit de ne pas prendre.

Nous faisons demi tour et empruntons le chemin déconseillé. Mais après avoir marché 5 min, le même problème se pose, de gros rochers au dessus de nous et le sol sous nos pieds instable fait dégringoler les petits cailloux à des dizaines de mètres en dessous. Mon guide ne se rapelle plus par où il est passé la fois précédente, moi je n'en sais rien et il n'y a plus personne pour nous renseigner.

Ouf, un homme arrive et nous l'interpellons, crotte, c'est un Espagnol ! Mais ne laissant pas la barrière de la langue nous embeter, nous engageons la conversation dans un anglais mêlé d'Espagnol (reste de mes années lycée). On comprend que lui non plus ne sait pas le chemin mais qu'il va tester quand même par là et il passe devant nous à grandes emjambées et escalade le mur de rochers et disparait. Pas de cris, il doit y avoir du sol derrière ce mur.

Nous montons à notre tour pour trouver en effet du sol derrière ce tas de rochers (ouf, car pour la descente le sol instable ça promet). 

Nous grimpons, escaladons maintenant à main nue des rochers plus haut que nous. Les prises sont difficiles et moi qui ne suis pas musclée des bras je peine un peu, beaucoup même. Je ne dois pas me rater car le rocher fait 2 têtes de plus que moi, à gauche il y a le vide, à droite il y a la descente et le vide (par où nous sommes montés mais ça monte à pic) et le vent que nous avions perdu tout à l'heure, il était caché là.

A peine arrivé à ce rocher il s'est remis à souffler à très vive allure, froid, glacial. A ce moment là, accrochée avec mes deux mains à ce rocher plus haut que moi, un pied cherchant appui et l'autre coincé sur un petit bout de trou du rocher, avec ce vent insistant, si fort et glacial, le vide de part et d'autre de moi et la perspective de n'être ni assurée (comme lorsqu'on fait de l'escalade en club) m'a fait me sentir très fragile et petite face à cette montagne si grande, calme et violente parfois. Le soleil était pourtant là, le ciel sans nuages ou presque mais tous les autres éléments m'ont fait penser qu'en montagne ce ne sont pas nous les maitres, que nous ne maitrisons rien et qu'il suffit de très peu pour que tout bascule et que nous  tombions. Pour la première fois depuis que je fais de la randonnée, j'ai vraiment eu peur de la montagne et l'ai regardé avec un oeil différent.

Je suis arrivée à gravir cet immense rocher, et nous sommes parvenus au sommet du Casque du Marboré. Il faisait glacial, le vent était si violent que nous ne sommes restés que très peu de temps, pourtant nous avions mis nos vestes sofshel et nos coupe vent en gore tex, avec gants et bonnet mais rien ne pouvait y faire, il faisait si froid et le vent était si fort…

Sommet du Casque du Marboré
Au sommet du Casque du Marboré

A 3006 mètres, sur le Casque du Marboré, nous avons trouvé refuge pour manger derrière des cailloux entassés en cercle (pour ceux qui viennent dormir là) puis après quelques photos, nous sommes redescendus.

La descente fut plus facile pour le passage qui me posa soucis, normal nous ne passames pas par le même endroit. Nous avions retrouvé le chemin normal, emprunté habituellement par les randonneurs. Nous, tout à l'heure à l'aller, avions emprunté un chemin qui n'en était pas réelement un, d'où la difficulté. Les cailloux glissaient toujours autant mais en faisant attention nous n'en fimes pas tomber.

Nous repassames par la Brèche de Roland, pas encore désertée et même loin de là. Nous rencontrames un jeune couple monté jusque là en chaussures de tennis, bizarrement ils avaient l'air d'avoir du mal à descendre sans tomber… Puis nous repassames devant le refuge des Sarradets, toujours bondé et par le ruisseau et la cascade dont le débit d'eau avait augmenté fortement depuis le matin.

Ce fut une belle randonnée, pas difficile physiquement j'ai trouvé. Je crois que je ne pourais jamais faire d'alpinisme, le vide total à quelques centimètres de moi me pose un problème. Magnifique randonnée dont je me souviendrais toujours, de par le fait que ce soit mon premier 3000, parce que l'endroit était très sympa mais aussi parce que j'ai eu peur.

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Refuge des Sarradets

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Brèche de Roland

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Gel Mulebar au sommet du Casque du Marboré

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Randonnée au Casque du Marboré avec le Gel Mulebar Cherry Bomb

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Mulebar devant le Taillon, au sommet du Casque du Marboré, dans les Pyrénées

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Mulebar au sommet du Casque du Marboré en face du Massif du Mont Perdu

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Mulebar devant la Brèche de Roland

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Cirque de Gavarnie depuis le sommet du Casque du Marboré

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Refuge et pic des Sarradets

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Le Taillon depuis le col de Tentes

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