Trekking au Pérou

Ausangate Trek Etape 5 : Dernière étape du trek

avec

Andean Lodges

Dernière étape du trek de l'Ausangate au Pérou. Nous partons du refuge Huampoccocha pour monter à un dernier col avant de redescendre dans la vallée où nous attend le bus. Encore de superbes paysages pour cette étape.

Comme les autres matins, l'adorable Oubaldina vient chanter devant ma porte pour me réveiller. Mais ce matin-là ce n'était pas la peine, j'étais réveillée depuis 30 minutes. Eh oui, le dernier matin du trek, déjà. Par la fenêtre je distingue difficilement le paysage tant le brouillard est épais. J'ai terminé de préparer mon sac à dos pour la journée et le sac étanche avec tout le reste.

Nous nous retrouvons avec les autres membres du groupe devant le feu qui crépite joyeusement. Puis nous passons à table, un peu tristes que ce soit le dernier petit déjeuner ensemble. Ce matin nos cuisiniers nous ont encore gâté : il y a des pancakes et de la confiture de baies locales, un pur régal !

Dernier col à passer

Début de notre dernière étape

Il est temps pour nous de quitter le lodge et de faire nos adieux au chef de la communauté qui nous a accueilli si chaleureusement. Avant de partir nous faisons une photo de groupe même si deux compagnons nous ont quitté le jour précédent car ils avaient des choses à voir en plus de ce trek.

En ce dernier jour de trek, tout le monde est bien fatigué et le départ est difficile. Le brouillard est bien présent et il fait très froid. Encore une fois, l'altitude est importante (le refuge est à 4820 mètres) et la journée d'hier a laissé des traces. Et ce matin il faut monter vers un col avec un départ assez raide. Courage...

Un peu plus haut, le brouillard se dissipe un peu et petit à petit le ciel bleu apparaît. Nous grimpons au-dessus du lodge et nous retrouvons bientôt face à un très beau lac où se reflète la montagne.

Arrivés au dessus du lac, les nuages se dispersent miraculeusement et nous pouvons contempler ce superbe lac de montagne. Nous sommes presque à 5000 mètres d'altitude et on prend tout notre temps pour profiter du spectacle. Ensuite, il faut continuer à monter lentement et cela devient de plus en plus difficile.

Quelques efforts encore nous amènent à un col à plus de 5000 mètres d'où on a une vue dégagée sur la vallée loin en-dessous. A partir de là nous explique notre guide, ce sera bien plus vert, moins minéral. En effet petit à petit la terre rouge disparait pour laisser place à une herbe verte bien rase.

Les lamas et chevaux qui portent nos affaires nous doublent rapidement, accompagnés par les muletiers et cuisiniers. A partir de maintenant on ne fera que descendre jusqu'à la fin du trek. Les montagnes nous font un peu penser à celles des Pyrénées.

Par moments nous passons devant une habitation d'éleveurs d'alpagas. Puis environ 1h30 après avoir passé notre dernier col nous rejoignons une piste en terre et roches. Sur la gauche se trouve une maisonnette en terre ressemblant à toutes celles que nous avons déjà croisé à un détail près : des fils électriques la relient à un poteau. D'ailleurs toutes les autres habitations rudimentaires du coin sont dans le même cas.

Notre guide nous explique que ces logements ont depuis peu accès à l'électricité. En effet eau courante et électricité ne sont pas courants en dehors des villes et villages. Le soucis c'est que pour faire arriver cette innovation jusqu'ici une large piste a vu le jour, chamboulant le paysage au passage. Ces bergers qui vivaient depuis toujours sans cette commodité sont aujourd'hui dépendants. Et petit à petit les fils d'éleveurs quittent les montagnes pour rejoindre les villes, préférant le monde moderne et ses facilités aux grands espaces naturels hérités de leurs pairs. Grâce aux emplois générés par les treks, Andean Lodges fourni un travail à des dizaines de péruviens issus de deux villages de la région. Ainsi ils peuvent continuer à vivre sur la terre de leurs ancêtres, tout en ayant un salaire sûr et correct.

J'avoue que je suis très sensible à cette démarche qui s'inscrit dans le tourisme durable et équitable. En effet, choisir de faire appel à cette agence locale péruvienne c'est aider à préserver ces espaces vierges et le mode de vie de ses habitants.

Le chemin est bordé de murets en pierre et petit à petit on voit apparaître des parcelles de pommes de terre. Tout est plus vert par ici et il y a même des arbres : nul doute, on est bien descendu en altitude. Des alpagas peu farouches nous regardent poursuivre notre marche. Encore quelques pas le long d'eucalyptus géants et nous découvrons notre minibus.

Les lamas et nos amis cuisiniers sont également là à l'ombre. Ça y est, le trek s'achève ici, déjà?et enfin. Je suis vraiment fatiguée, mais si heureuse de l'avoir fait en entier, en marchant tout le long sans avoir eu à monter sur le cheval. Et toutes ces rencontres fantastiques que nous avons faites, ces lieux magiques qu'on a pu découvrir, tout cela est gravé pour toujours en moi.

Nous faisons une photo de groupe et remercions chaleureusement nos amis qui ont été aux petits soins pour nous durant ces 5 jours. Ça y est nous sommes assis dans le minivan sur le chemin du retour. En début d'après-midi nous arrivons à Cuzco, comme ça fait bizarre, on se croirait dans un autre monde.

On s'arrête récupérer nos valises laissées le premier jour et on fait nos adieux à Luis, notre adorable guide. Quelques minutes plus tard le minibus nous arrête devant notre hôtel et nous faisons nos adieux à nos autres compagnons de trek. Cette fois c'est vraiment la fin de l'aventure. Nous profitons de notre dernière après-midi et soirée à Cuzco pour déguster le meilleur Pisco de la ville et dîner dans un très bon restaurant local.

Mon avis sur le trek

Bilan de ce trek de 5 jours

Cette expérience a pour moi été très enrichissante sur le plan humain. J'ai été touchée par l'extrême gentillesse des péruviens et des gens de la communauté. Ils ont toujours le sourire aux lèvres, sont toujours agréables alors que leurs conditions de vie sont assez difficiles.

Ils sont à l'image de leurs vêtements noirs bordés de couleurs chatoyantes : simples, vrais et débordants de joie de vivre. Leur amour de la terre s'en ressent aussi dans les plats qu'ils préparent. Des menus aux couleurs locales, sans fioritures mais toujours merveilleusement bons.

J'ai aussi été heureuse de côtoyer durant ces 5 jours des lamas et des alpagas. Impossible de compter tous ceux que j'ai vu tant il y en avait !

Enfin les paysages étaient vraiment très beaux et sauvages. Je n'imaginais pas découvrir autant de diversité dans un si petit périmètre. Merci à Luis et Bruno, nos guides, pour toutes les explications et d'avoir été à nos petits soins.

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