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Trésors des alpes - 24 sites classés au patrimoine de l'humanité

Glénat

Page publiée le 04/12/2013

Un nouveau regard sur le patrimoine exceptionnel de l’arc alpin

Détails

FormatBeau livre
TypeVoyage
AuteurCaroline Audibert, Claude Comet
EditeurGlénat
ISBN2723496368
EAN139782723496360
Sortie9 octobre 2013
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Trésors des alpes - 24 sites classés au patrimoine de l'humanité

Description

Une nature grandiose, une histoire plurimillénaire : voici les Alpes. 24 sites alpins ont déjà été inscrits au patrimoine mondial de l’humanité, 24 trésors de l’arc alpin. Quels sont-ils ? Certains sont fameux comme Salzbourg, la ville natale de Mozart, Hallstatt, qui a donné son nom à l’une des cultures de l’âge du fer, les Dolomites ou encore la Jungfrau-Aletsch, le plus grand glacier d’Europe ; d’autres demeurent moins connus comme l’île monastique de Reichenau sur le lac de Constance. Tous, à leur manière, sont des archives extraordinaires du travail des hommes et de la nature.

D’Italie en Slovénie, d’Autriche en Suisse, d’Allemagne en France, c’est à un voyage à travers les Alpes que vous invite ce livre. Découvrez au fil des pages ces paysages naturels et culturels qui donnent à l’arc alpin une identité à nulle autre pareille. Ce parcours transalpin sera aussi l’occasion de s’interroger sur la conservation et la mise en valeur de notre patrimoine.

Extrait de l'introduction

Il faut toujours, dans un voyage, commencer par l'étude de la carte. C'est la carte qui porte au rêve, c'est elle qui donne à voir, nourrit l'imaginaire. 

Sur celle des Alpes, l'image entre vite en scène. L'arc de cercle caractéristique, le relief froissé que l'on reconnaîtrait entre mille. Une barrière - mais est-ce vraiment une barrière ? - longue de plus de 1200 km, s'étirant de la Méditerranée jusqu'au Danube. De la neige, des sommets à 4000 m, 250 km au plus large, 4810 m au plus haut. Glaciers, torrents, pitons, falaises, alpages, chalets, villes colorées... Autour, d'immenses plaines, d'importantes métropoles, dont Munich, Vienne, Turin ou Milan, et partout le château d'eau devient lacs, fleuves et rivières.

Nous voilà au coeur du massif central de l'Europe, comme on aime à l'appeler aujourd'hui. De fait, si la géologie raconte une histoire de surrection et de plissements, les Alpes sont avant tout territoire d'hommes.
Car l'homme, très tôt, y est partout chez lui. En Suisse, des grottes attestent sa présence il y a 100000 ans. Ôtzi, retrouvé momifié sur un glacier proche du Hauslabjoch à 3200 m d'altitude entre Autriche et Italie, a grandement contribué à démontrer que les routes alpines étaient déjà arpentées à l'âge de bronze (3 300 ans avant J.-C). Pas un centimètre carré n'a échappé à la conquête des hommes, à leur étude, à leur établissement, dès lors qu'ils y trouvent de quoi vivre et de quoi tirer parti des ressources locales. Vite des systèmes de communication s'établissent par les cols, seulement entravés par la neige et le mauvais temps. Ils empruntent des voies d'altitude, loin des vallées dangereuses, souvent immergées par des torrents impétueux. Pour faciliter la communication à l'intérieur de l'Empire, Rome facilite les passages dans les Alpes, les consigne sur des cartes. Le haut Moyen Âge poursuit la conquête, identifie les grands passages que sont le Brenner, le Simplon, le Gothard... Ce sont des voies d'échanges, mais aussi des voies stratégiques et militaires, protégées par de nombreux fortins ! Au fil des siècles, la barrière s'amenuise. Avec les infrastructures napoléoniennes, plus tard avec les chemins de fer, tunnels et autoroutes, «il n'y a plus d'Alpes», peut affirmer un ingénieur en chef italien en 1805 quand le Simplon devient carrossable.

Parallèlement, les scientifiques dessinent à leur façon l'identité alpine en sondant chaque parcelle géologique... et ils inventent la conquête des sommets, justement à des fins scientifiques. Tel Horace-Bénédict de Saussure, visant le mont Blanc avec sa longue-vue depuis Genève, et qui offre une prime à celui qui en gagnera le sommet !

UN INVENTAIRE A LA PRÉVERT

Revenons à la carte, sur laquelle apparaît une mosaïque imprécise, une série de points posés sur le papier qui localisent les biens classés au patrimoine mondial de l'Unesco. Avec des représentations inégales d'un pays à l'autre : ainsi la Suisse en compte une grosse dizaine quand la France n'en affiche que deux.
À y regarder de plus près, pour la plupart, ces biens du patrimoine mondial correspondent à des monuments - ce que l'on appelle des biens culturels. En effet, cinq seulement sont des biens naturels : les Alpes centrales de la Suisse avec le glacier d'Aletsch (le plus grand des Alpes) et la triade composée de la lungfrau, de l'Eiger et du Mönch, les Dolomites italiennes, bastions calcaires aux paysages grandioses, le haut lieu tectonique suisse Sardona, peu connu mais qui pourtant, à lui seul, raconte le phénomène de surrection des Alpes, le Monte San Giorgio que la Suisse partage avec l'Italie, un gisement de fossiles unique au monde remontant au Trias, enfin les grottes de Škocjan en Slovénie. Lorsque les paysages sont travaillés par la main de l'homme comme les vignobles de Lavaux, ils sont classés comme biens culturels.

Biographie de l'auteur

Philosophe, journaliste et reporter d'images, Caroline Audibert s'intéresse de près à la relation entre les hommes et leur environnement, notamment alpin. Elle est l'auteur de La Sente étroite au bout des Alpes (Glénat) et de Mercantour sauvage (Giletta). Journaliste de montagne, rédactrice en chef et créatrice du magazine Alpes Magazine, Claude Cornet a parcouru le massif alpin en tous sens. Aujourd'hui élue de la Haute-Savoie, elle anime les politiques publiques liées à la Montagne et au Tourisme au sein de l'exécutif de la Région Rhône-Alpes et s'investit particulièrement sur les problématiques alpines au niveau européen.

 
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