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Depuis cinquante ans qu'il arpente le globe, Nicolas Bouvier fait figure de référence pour tous les écrivains voyageurs. Ses livres sont rares pourtant et l'on n'y trouvera guère mention de records ou de raids spectaculaires. Cet Usage du monde ne fait pas exception. Car l'écrivain suisse aime prendre son temps. Il attendra parfois dix ans, voire vingt, avant de relater, solidement mûries ses impressions de voyage. Cette patience accumulée lui permet de pénétrer en profondeur les paysages comme les êtres humains. Une documentation toujours très solide affleure, mais sans gêner un récit libre et alerte, plein d'humour. Photographe par ailleurs remarquable, jamais il ne mitraille, ni ne s'éparpille en vains clichés : un souci constant de vérité l'anime, guide son pas de marcheur économe. Et c'est bien la respiration, le souffle d'un véritable écrivain qui gonfle ces carnets. --Scarbo --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Quatrième de couverture

"Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu'il se suffit à lui-même. On croit qu'on va faire un voyage, mais bientôt c'est le voyage qui vous fait, ou vous défait."

Sa lente et heureuse dérive dans les années 1953-1954 entre Genève et le Khyber Pass en compagnie du peintre Thierry Vernet a inspiré ce livre d'un flâneur émerveillé à Nicolas Bouvier (1929-1998), « un voyageur d'une espèce rare, comme Segalen et Michaux » (Jacques Meunier).