Des textes d'André Vick sur des photos de Paul Palau. Le Canigou au fil des saisons et des années par deux passionnés.

4eme de couverture

Invitation au Canigou

Le Canigou fascine, jusqu'à en faire éprouver une relation relevant du sacré. Sa présence, tout à l'est des Pyrénées, en impose au regard, darde l'imaginaire en allant même jusqu'au mystère, pour certains de ses admirateurs catalans.

Considéré jusqu'à la fin du XVIIIe siècle comme le plus haut sommet de la chaîne (il culmine en fait à 2784 m), il conserve encore les caractères d'une montagne fantastique, voire fantasmagorique. Il est pourtant plus élégant que terrifiant, plus racé qu'infernal.

Tout au long de sa vie, en partie passée à Eus (en Conflent), André Vick tenta d'exprimer la saveur des lieux, d'en chanter une mémoire subtile. Montagne des mythes, le Canigou est l'emblème d'un peuple ; les lumières qui le baignent, si finement, si justement saisies par Paul Palau, sont fertiles en rêveries, en joie d'être là, présent au monde. Si André Vick, inspiré par Hokusai, a beaucoup scruté le pic et ses flancs depuis sa fenêtre, Paul Palau a cerné le Canigou en une ronde, multipliant ses points de vue d'errant sans jamais quitter des yeux la montagne magique, magnétique.

« Pour jouir de ce qu'on voit, il faut, se rappelant ce qu'on a vu, qu'il y ait des épousailles heureuses entre ce qu'on connaissait et ce qu'on découvre. J'ajoute : il ne faut pas simplement avoir vu, il faut avoir regardé. Toutefois, je n'oublie pas que parfois ce qu'on n'a fait que voir, nous ayant surpris, a su le mieux nous pénétrer. »

Deux photos extraites de ce livre :

Invitation au Canigou (Photo 1)

Invitation au Canigou (Photo 2)