Grenoblicimes

Glénat

Page publiée le 04/12/2013

Un regard nouveau sur la photographie de montagne pour les amoureux, d'un jour ou de toujours, de la montagne en général, de Grenoble et ses environs en particulier.

Détails

FormatBeau livre
TypeDécouverte
AuteurCollectif
EditeurGlénat
ISBN2723497445
EAN139782723497442
Sortie16 octobre 2013
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Grenoblicimes

Description

Aux confins de la Chartreuse, du Vercors et de Belledonne, la ville de Grenoble s'étend de vallée en vallée, cernée de montagnes. Celui qui s'éloigne de la ville pour monter en altitude est immédiatement séduit par le contraste entre l'urbanisation et les grands espaces, entre l'architecture de la ville et une nature généreuse. Certaines journées d'hiver, du fait de conditions météorologiques très propres à la région grenobloise, d'immenses mers de nuages recouvrent la métropole et baignent le piémont des massifs, inondant les moindres interstices. Au-dessus des nuages, le soleil reprend ses droits et couvre de lumière les cimes émergentes, les alpages et les villages qui s'y nichent, révélant alors un autre monde d'une rare beauté. C'est un témoignage de ce passage vers cet autre monde, aux portes de Grenoble, que présente cet ouvrage. Au-delà du reportage, la vision du collectif DiVertiCimes se veut contemplative et artistique. La recherche de nouvelles lumières, de fenêtres météorologiques rares, de compositions originales permet d'éclairer d'un regard nouveau les hauteurs de la ville mais aussi la ville depuis ses hauteurs.

Ce livre se veut un prolongement de cette aventure collective, un partage de ces moments uniques avec les amoureux, d'un jour ou de toujours, de la montagne en général, de Grenoble et ses environs en particulier.

Extrait

Sur les pas de Maurice...

... Voilà bien longtemps que j'ai quitté le Dauphiné. Et même si désormais je vis à Chamonix, il ne faut pas grand-chose pour rebasculer dans ces recoins de montagnes baignés de lumières. Ceux qui un jour sont remontés vers le Grand Veymont à l'aurore, dérangeant la chasse furtive d'un renard, le déplacement alerte d'un chamois, ceux qui se perdent dans les recoins de Belledonne, dans ce silence absolu de la montagne bercée par la lumière diffuse du bassin grenoblois, ceux qui s'isolent dans les forêts profondes de la Chartreuse, savent que ce territoire à portée de mains est le sésame d'un monde merveilleux. DiVertiCimes à travers ses photographes m'a étonné, me ramenant à ma propre enfance, au pied des Trois Pucelles. Et m'a interrogé. Leur démarche est insolite, collective : étonnants photographes alors que le chasseur d'horizons est avant tout un solitaire, traquant souvent les contreforts de la lumière à la recherche du Graal. Comme certains chevaliers, il en a parfois la défroque, bardé d'appareils photos dans tous les sens, et la mine du misanthrope qui fuit le monde d'en bas, pour aller un tant soit peu vers la beauté d'en haut... De cette solitude épurée, il en garde des stigmates, parlant par énigmes, diaphragme, vitesse ou profondeur de champ, calcul de couple, traduisant ainsi la photo en une alchimie, en une mathématique sans saveur. Perdu dans son histoire naturelle, il garde pour lui ses perles comme un banc d'huîtres à ne pas dévoiler...

L'essentiel alors disparaît. Ce plaisir et le bonheur primaire de partager et de transmettre à l'autre ces émotions vécues aux portes des étoiles.

La bande de photographes qui se dévoile dans les pages qui suivent incarne l'opposé. D'abord ils partagent ensemble cette démarche si particulière. C'est plutôt rare dans le milieu de la photo. Ensuite, alors que d'autres courent dans tous les sens, souvent encore une fois en solitaire, transformant la montagne en une belle salle de fitness, établissant des records de vitesse et de technique dans tous les sens, eux s'embarquent pour des bivouacs, remontent les pentes avant la nuit, marchent lourdement chargés comme des pèlerins partis pour une longue croisade. Et malgré les contraintes liées au poids du matériel, c'est la gaieté qui se dégage. Comme si la montagne voulait s'offrir à cette bande de joyeux potaches. Cette démarche m'a séduite parce que lenteur et partage sont les synonymes de sensibilité et plénitude. On touche cet état de grâce sur certaines de leurs images. Parce qu'à condition d'être patient, humble aussi, la montagne peut se révéler être un formidable miroir. Le mont Aiguille constellé d'étoiles comme un monarque revêtu de sa couronne impériale en est un bel exemple. Bien sûr, je ne suis pas insensible à la présence de personnages, qui souvent à l'échelle de la montagne sont notre phare perdu en pleine mer, et donnent alors à notre présence, sa place indécise, entre vulnérabilité et fascination.

Et je ne peux refermer ce beau livre sans penser à un trublion qui a donné à la montagne quelques pages si poétiques. Associé à Robert Doisneau, transportant son violoncelle (comme eux leurs parapluies) au milieu des glaciers, Maurice Baquet a modifié notre vision de l'Alpe. Ses photos encore aujourd'hui avec son instrument, avec ce regard mutin, pris sous des angles que seul Doisneau savait capter nous ramènent à l'essentiel. Celui de ce regard d'enfant qui découvre un jour ces grandes parois vertigineuses, ces alpages nonchalants, ces refuges lumineux, ces vallons secrets, ces neiges tourmentées, et qui sait au premier regard capter tout cela. On les retrouve dans les pages qui suivent. Maurice Baquet, Robert Doisneau et les joyeux drilles de DiVertiCimes, savent nous entraîner vers ces chemins-là. Quand l'enfance et ses émerveillements continuent à nous habiter. Merci donc à eux...

Mario Colonel, Chamonix le 2 mai 2013

Biographie de l'auteur

La tête dans les nuages, dans la lune, inconditionnel du mont Aiguille, la plus belle montagne du monde, Alain Herrault a développé un concept très particulier de remplissage de sac à dos en pyramide inversée.

Géraldine Le Duc affectionne les focales longues, et donne priorité au cadrage et à la composition. Peut confondre sans hésiter le mont Blanc et l'Obiou, tant elle est occupée à regarder en l'air (un oiseau) ou au sol (un insecte).

Laurent Picard, adepte de la dent de Grolles devenue au fil des années son lieu de pèlerinage, devient verbal et développe de nouveaux sens au-dessus de 1 500m.

Sébastien Liot, grand obsessionnel de l'anémomètre et des pleines lunes, est fasciné par les couleurs pastels et les bêtes à cornes... Il adore prendre son petit-déjeuner sur les hauteurs de son lieu de travail avant d'aller au boulot, et a raffiné le concept de remplissage de sac à dos développé par Alain Herrault.

 
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