Au sommet du mont blanc

Guérin

Page publiée le 10/10/2010

L'édition originale anglaise, d'une très grande rareté, a eu dès sa publication en 1828, une influence considérable. Auldjo fut le premier à dire qu'il allait en montagne pour le plaisir.

Détails

FormatLittérature
TypeAlpinisme
AuteurJohn Auldjo
EditeurGuérin
ISBN2911755421
EAN139782911755422
Sortie15/07/2001
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Au sommet du mont blanc

Description

L'édition originale anglaise, d'une très grande rareté, a eu dès sa publication en 1828, une influence considérable. Auldjo fut le premier à dire qu'il allait en montagne pour le plaisir. Indéniablement, cela le place à l'origine de l'alpinisme moderne. Comme dessinateur, son art le situe aussi tout à fait à part : ses personnages ne posent pas, ils sont dans l'action. Pour retrouver autant de simplicité dans la représentation de cet univers magique de la haute altitude, il faudra attendre Samivel.


Extrait :

On m’enjoignit de m’asseoir derrière Devouassoud, aussi près de lui que possible, de passer mes jambes autour de lui, et de m’accrocher à ses épaules. Ainsi fut fait, et l’empoignant fermement, nous glissâmes tous deux à grande vitesse, pendant qu’il se servait de son bâton comme d’un gouvernail et de ses pieds pour modérer la vitesse de notre descente en les plantant dans l’épaisseur de la neige. C’était une manière de montagnes Russes à grande échelle.
[…] Presque privé de l’usage de mes membres à cause du froid excessif et de l’humidité de mes vêtements, je parvenais à peine à marcher. Mes doigts étaient presque gelés et mes mains si raides et insensibles que je ne pouvais plus tenir mon bâton ni même me retenir de tomber. Soutenu par un guide, la corniche sur laquelle nous progressions ne pouvant supporter que deux personnes de front, j’avançais lentement et arrivais jusqu’au passage. Le seul changement qui semblait s’être produit se trouvait sous la langue de glace sous la falaise. La veille, elle touchait la paroi où s’y appuyait légèrement, mais à présent, son extrêmité avait glissé de telle façon qu’il était difficile d’atteindre la dernière prise sur cette même paroi.
Un ou deux des guides montrèrent des signes de frayeur évidents, car les nuages sombres et épais qui nous entouraient provoquaient une obscurité proche des ténèbres qui baignaient les profondeurs de la crevasse. Des éclairs éclataient à chaque instant, suivis ou plutôt accompagnés par des coups de tonnerre, montrant ainsi combien la foudre était proche.
Les grondements qui roulaient sur les montagnes et les glaciers se répercutaient avec une ampleur terrifiante, secouant si fort ces derniers que nous craignions d’être précipités dans la crevasse insondable, ou d’être écrasés par la chute d’un sérac à chaque fracas de tonnerre.

 
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